{"id":2461,"date":"2024-06-11T16:42:23","date_gmt":"2024-06-11T14:42:23","guid":{"rendered":"https:\/\/tst.rkmzf.ch\/?p=2461"},"modified":"2024-06-11T16:42:30","modified_gmt":"2024-06-11T14:42:30","slug":"discussions-de-la-table-ronde-a-la-conference-annuelle-de-la-cg-mps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tst.rkmzf.ch\/fr\/discussions-de-la-table-ronde-a-la-conference-annuelle-de-la-cg-mps\/","title":{"rendered":"Discussions de la table ronde \u00e0 la conf\u00e9rence annuelle de la CG MPS"},"content":{"rendered":"<p>Alexander Krethlow, qui anime la discussion, rappelle tout d\u2019abord que la CG MPS observe traditionnellement ce qui se passe au-del\u00e0 des fronti\u00e8res, avec pour objectif de constater comment nos voisins empoignent les probl\u00e8mes inh\u00e9rents \u00e0 la politique de s\u00e9curit\u00e9. L\u2019Allemagne, par exemple, continue d\u2019appliquer le principe de la \u00abd\u00e9fense g\u00e9n\u00e9rale\u00bb. Cette notion regroupe la \u00abd\u00e9fense civile\u00bb et la \u00abd\u00e9fense militaire\u00bb. Ainsi, le nouveau \u00abPlan d\u2019op\u00e9rations Allemagne\u00bb (<em>Operationsplan Deutschland<\/em>) vise \u00e0 r\u00e9tablir la capacit\u00e9 de d\u00e9fense. L\u2019arm\u00e9e allemande a, en effet, constat\u00e9 qu\u2019elle est devenue plus d\u00e9pendante de l\u2019aide civile.<\/p>\n<p>R\u00e9pondant \u00e0 la question d\u2019Alexander Krethlow qui lui demande o\u00f9 elle situe les principaux d\u00e9fis pour la Suisse en vue d\u2019une \u00e9ventuelle \u00abnouvelle d\u00e9fense g\u00e9n\u00e9rale\u00bb, Katja Gentinetta, qui \u00e9tudie de longue date les conceptions de la politique de s\u00e9curit\u00e9 de la Suisse, r\u00e9pond que l\u2019arm\u00e9e doit int\u00e9grer encore plus intens\u00e9ment les menaces hybrides. Elle mentionne le \u00abResistance Operating Concept\u00bb (ROC). Ce concept pr\u00e9sente des mesures qu\u2019un <a href=\"https:\/\/de.wikipedia.org\/wiki\/Liste_der_Staaten_der_Erde\">Etat<\/a> pourrait prendre pour se pr\u00e9munir contre la perte partielle ou int\u00e9grale de sa <a href=\"https:\/\/de.wikipedia.org\/wiki\/Staatliche_Unabh\u00e4ngigkeit\">souverainet\u00e9 nationale<\/a> en cas de conflit. Aujourd\u2019hui, le ROC est mis en \u0153uvre en Ukraine. Dans ce contexte, Katja Gentinetta rel\u00e8ve que le concept suisse de \u00abd\u00e9fense g\u00e9n\u00e9rale\u00bb n\u2019est fondamentalement pas d\u00e9suet. Elle situe toutefois trois obstacles importants \u00e0 son sujet en Suisse. Ce sont, premi\u00e8rement, des obstacles pratiques (mat\u00e9riel, technologie, financement); deuxi\u00e8mement, des obstacles mentaux (l\u2019id\u00e9e que la neutralit\u00e9 nous prot\u00e9gera aussi lors d\u2019une prochaine guerre, ou encore la croyance qu\u2019il ne va de toute mani\u00e8re rien nous arriver); et troisi\u00e8mement, des obstacles au niveau des opinions exprim\u00e9es (les opinions relatives \u00e0 la menace divergent chez les \u00e9lites; l\u2019id\u00e9ologie de parti passe avant la r\u00e9alit\u00e9). Pour cette raison, Katja Gentinetta enjoint les personnes convaincues du s\u00e9rieux de la situation d\u2019intensifier leur travail de persuasion, pour que l\u2019ensemble de la population prenne part \u00e0 la \u00abnouvelle d\u00e9fense g\u00e9n\u00e9rale\u00bb \u2013 un domaine dans lequel la Suisse sert d\u2019ailleurs d\u2019exemple au niveau international. A titre d\u2019exemple, Katja Gentinetta mentionne l\u2019Estonie et sa Ligue de d\u00e9fense (16&rsquo;000 volontaires accomplissant une mission l\u00e9gale; cette Ligue est subordonn\u00e9e au Minist\u00e8re de la d\u00e9fense), qui m\u00e9riteraient d\u2019\u00eatre examin\u00e9es.<\/p>\n<p>A la question d\u2019Alexander Krethlow de savoir si les organisations partenaires de la protection de la population (police, sapeurs-pompiers, domaine de la sant\u00e9, exploitations techniques, protection civile) devraient appuyer l\u2019arm\u00e9e en cas de guerre, le commandant de corps Thomas S\u00fcssli, chef de l\u2019arm\u00e9e, r\u00e9pond que la situation de la menace telle que nous la connaissons aujourd\u2019hui n\u00e9cessite une \u00abd\u00e9fense globale\u00bb. Cette derni\u00e8re se caract\u00e9rise par l\u2019anticipation, la pr\u00e9paration, la r\u00e9silience, l\u2019information, la cyberd\u00e9fense et, en dernier, par la d\u00e9fense contre une menace militaire classique. Pour Thomas S\u00fcssli, il s\u2019ensuit que tous les acteurs doivent collaborer d\u2019embl\u00e9e \u00e9troitement. S\u2019il en va de la d\u00e9fense contre une attaque militaire, il faut int\u00e9grer aussi les moyens civils dans la d\u00e9fense.<\/p>\n<p>Alexander Krethlow rappelle que l\u2019arm\u00e9e s\u2019oriente de nouveau sur le cas de guerre. Il en d\u00e9duit que la protection de la population doit, elle aussi, intensifier ses activit\u00e9s dans ce domaine pour \u00e9viter qu\u2019un d\u00e9s\u00e9quilibre ne se cr\u00e9e. Cette n\u00e9cessit\u00e9 devrait d\u00e9boucher sur une \u00abnouvelle d\u00e9fense g\u00e9n\u00e9rale\u00bb.<\/p>\n<p><span lang=\"FR-CH\">Michaela Sch\u00e4rer, directrice de l\u2019OFPP, confirme que l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la protection de la population (OFPP) s\u2019est concentr\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 ce jour sur les cas de catastrophes et de situations d\u2019urgence. Les capacit\u00e9s en place pour de tels cas sont utiles aussi en cas de guerre. Vu que l\u2019arm\u00e9e se concentre de nouveau sur la d\u00e9fense, l\u2019appui de cette derni\u00e8re aux autorit\u00e9s civiles va vraisemblablement diminuer. Michaela Sch\u00e4rer ajoute qu\u2019une collaboration civile-militaire cr\u00e9dible ne fonctionne toutefois que si la population est prot\u00e9g\u00e9e. Pour cette raison, la protection de la population a besoin de plus de capacit\u00e9s op\u00e9rationnelles, d\u2019ind\u00e9pendance et de capacit\u00e9 \u00e0 tenir sur la dur\u00e9e, c\u2019est pourquoi l\u2019OFPP a d\u00e9fini 13 champs d\u2019action. Il s\u2019agit notamment de la r\u00e9partition des t\u00e2ches entre l\u2019arm\u00e9e et la protection civile, ainsi que de la mani\u00e8re dont la Conf\u00e9d\u00e9ration devrait conduire la protection civile en cas de guerre. Ces aspects, et d\u2019autres encore, doivent \u00eatre examin\u00e9s dans la perspective d\u2019une \u00abd\u00e9fense g\u00e9n\u00e9rale\u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR-CH\">Concernant l\u2019\u00e9tat de pr\u00e9paration mental, le conseiller d\u2019Etat grison Martin B\u00fchler insiste sur le fait que la population suisse n\u2019est aucunement pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 faire face \u00e0 un conflit arm\u00e9. Il existe bien des concepts fondamentaux aupr\u00e8s de l\u2019arm\u00e9e et des autorit\u00e9s et organisations du domaine du sauvetage et de la s\u00e9curit\u00e9 (AOSS), et la Suisse est un pays dans lequel les diff\u00e9rents organismes s\u2019exercent \u00e0 un haut niveau, mais pour que le syst\u00e8me d\u2019ensemble fonctionne, il faut des concepts et des r\u00e8gles indiquant qui fait quoi et quand en cas de d\u00e9fense. Des clarifications s\u2019imposent encore \u00e0 ce sujet, notamment avant qu\u2019il soit possible d\u2019effectuer des exercices impliquant l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des troupes.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR-CH\">Concernant l\u2019intensification de la collaboration entre l\u2019arm\u00e9e et la protection civile pour la d\u00e9fense nationale, le secr\u00e9taire d\u2019Etat Markus M\u00e4der informe que le Secr\u00e9tariat d\u2019Etat \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 (SEPOS) \u00e9labore actuellement les bases d\u2019une \u00abStrat\u00e9gie de la politique de s\u00e9curit\u00e9 2025\u00bb. Il insiste sur la n\u00e9cessit\u00e9 que tous les instruments de la politique de s\u00e9curit\u00e9 s\u2019organisent et se pr\u00e9parent en prenant pour r\u00e9f\u00e9rence le sc\u00e9nario d\u2019une poursuite de l\u2019escalade de la guerre en Europe. Les milieux confront\u00e9s professionnellement \u00e0 la politique de s\u00e9curit\u00e9 sont conscients de la nouvelle situation de la menace, mais il est encore n\u00e9cessaire qu\u2019une grande partie de la population en prenne conscience. Il faut dans tous les cas que tous les acteurs accroissent leur capacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9sister. Concernant la notion de \u00abd\u00e9fense g\u00e9n\u00e9rale\u00bb, Markus M\u00e4der pense qu\u2019il existe un certain scepticisme au sein du SEPOS. Cette notion est associ\u00e9e \u00e0 un concept mis en \u0153uvre \u00e0 une \u00e9poque r\u00e9volue. Les conditions-cadres ont chang\u00e9, c\u2019est pourquoi il faut \u00e9viter de mettre des entraves \u00e0 la r\u00e9flexion conceptuelle en reprenant des notions qui datent de la Guerre froide. La menace est devenue plus dynamique, plus vari\u00e9e et plus diffuse, et elle d\u00e9ploie de plus des effets nouveaux et dans des espaces nouveaux \u00e9galement. Finalement, il s\u2019agit de combiner les effets de l\u2019ensemble des instruments de la politique de s\u00e9curit\u00e9 pour d\u00e9fendre la Suisse dans toutes les situations, de la prise d\u2019influence \u00abhybride\u00bb jusqu\u2019aux effets directs d\u2019une confrontation arm\u00e9e. La notion utilis\u00e9e pour chapeauter le tout pourra \u00eatre d\u00e9finie plus tard.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR-CH\">Alexander Krethlow pense qu\u2019une nouvelle d\u00e9nomination devra pouvoir \u00eatre prononc\u00e9e et ne peut pas \u00eatre quelque chose comme \u00abconcept global de d\u00e9fense\u00bb ou \u00abResistance Operating Concept\u00bb. C\u2019est la raison pour laquelle le comit\u00e9 de la CG MPS a retenu la notion de \u00abnouvelle d\u00e9fense g\u00e9n\u00e9rale\u00bb. Alexander Krethlow est d\u2019avis que l\u2019on pourrait aussi parler de \u00abd\u00e9fense int\u00e9grale\u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR-CH\">En r\u00e9ponse \u00e0 la question de Jakob Signer, conseiller d\u2019Etat en Appenzell et pr\u00e9sident de la CG MPS, au sujet de ce qu\u2019il convient de faire pour que les diff\u00e9rents acteurs de la politique de s\u00e9curit\u00e9 travaillent ensemble et non parall\u00e8lement, Martin B\u00fchler r\u00e9pond qu\u2019une guerre concernera non seulement l\u2019arm\u00e9e et les AOSS, mais l\u2019ensemble de la soci\u00e9t\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire aussi l\u2019\u00e9conomie, le trafic transfrontalier et les relations internationales. Il faut par cons\u00e9quent un \u00abconcept de collaboration\u00bb similaire \u00e0 la \u00abd\u00e9fense g\u00e9n\u00e9rale\u00bb de la Guerre froide. Cela signifie qu\u2019il faut r\u00e9orienter la collaboration dans diff\u00e9rents domaines. La premi\u00e8re \u00e9tape est la prise de conscience \u2013 l\u2019\u00abawareness\u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR-CH\">Concernant la question de Jakob Signer, Thomas S\u00fcssli pense que la collaboration est d\u00e9j\u00e0 efficace en Suisse dans de nombreux domaines. Nous n\u2019osons toutefois pas r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 des sc\u00e9narios \u00abinimaginables\u00bb. En cas de guerre, la \u00abd\u00e9fense nationale mentale\u00bb joue aussi un r\u00f4le. Michaela Sch\u00e4rer partage cette opinion et pense que les principaux obstacles d\u00e9coulent de ce que notre syst\u00e8me est con\u00e7u pour des situations autres que celle d\u2019une guerre. Pour faire face \u00e0 de nouveaux d\u00e9fis, il faut travailler avec des sc\u00e9narios nouveaux. Il faut poser des questions qui font peur. Au nombre de ces derni\u00e8res figure justement aussi la collaboration entre l\u2019arm\u00e9e et les AOSS en cas de guerre. Markus M\u00e4der constate que la situation en Suisse n\u2019est fondamentalement pas mauvaise, par exemple si on compare la collaboration civile-militaire \u00e0 la situation qui r\u00e8gne en Allemagne. Notre principal d\u00e9fi r\u00e9side dans la conduite strat\u00e9gique. Notre syst\u00e8me est lent en raison de la n\u00e9cessit\u00e9 de toujours impliquer tous les acteurs et tous les niveaux \u00e9tatiques, ce qui complique la ma\u00eetrise d\u2019une crise de grande ampleur ou de changements rapides. Katja Gentinetta aussi insiste sur le fait que la menace de guerre n\u2019est pas encore suffisamment per\u00e7ue en Suisse. Il s\u2019agit maintenant de r\u00e9examiner les enseignements tir\u00e9s de la crise du Covid pour le f\u00e9d\u00e9ralisme et de les appliquer \u00e0 une guerre.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR-CH\">Karin Kayser-Frutschi, conseill\u00e8re d\u2019Etat du canton de Nidwald, attend des diff\u00e9rents acteurs qu\u2019ils continuent de consolider leurs connaissances, ce dans quoi elle voit l\u2019une des t\u00e2ches fondamentales du SEPOS. Markus M\u00e4der r\u00e9pond que cet aspect fait partie de la \u00abStrat\u00e9gie de la politique de s\u00e9curit\u00e9 2025\u00bb, qui d\u00e9finira la marche \u00e0 suivre et les th\u00e8mes importants. Alexander Krethlow constate qu\u2019une nouvelle plaque tournante est en cours de cr\u00e9ation avec le SEPOS, et qu\u2019il existe d\u00e9j\u00e0 un tel instrument avec le R\u00e9seau national de s\u00e9curit\u00e9 (RNS) et ses plates-formes. Martin von Muralt, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 au RNS, ne voit pas na\u00eetre de concurrence. Concernant la Suisse, il situe deux d\u00e9fis \u00e0 relever, \u00e0 savoir les effets de la menace hybride sur tous les niveaux de l\u2019Etat, et la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9gler le transfert des responsabilit\u00e9s des cantons \u00e0 la Conf\u00e9d\u00e9ration et des AOSS \u00e0 l\u2019arm\u00e9e. Michaela Sch\u00e4rer rappelle le challenge li\u00e9 au syst\u00e8me de milice dans lequel de nombreuses personnes font service \u00e0 la fois dans les sapeurs-pompiers, dans le domaine de la sant\u00e9 et dans l\u2019arm\u00e9e. On ne sait pas encore pr\u00e9cis\u00e9ment quelles ressources personnelles seront effectivement \u00e0 disposition de quel instrument de la politique de s\u00e9curit\u00e9 en cas de guerre.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR-CH\">Finalement, Martin B\u00fchler insiste sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019empoigner rapidement le renforcement de la collaboration entre l\u2019arm\u00e9e et les AOSS. Par ailleurs, les niveaux de la conduite ont maintenant le devoir de prendre des d\u00e9cisions en s\u2019orientant aux besoins \u00e0 venir.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR-CH\">De son c\u00f4t\u00e9, Thomas S\u00fcssli rappelle que la gestion en cas de crise a besoin non seulement de r\u00f4les clairement d\u00e9finis, mais aussi de processus qui le soient. Il faut en outre des moyens, ainsi que des exercices communs r\u00e9guliers sur la base de sc\u00e9narios impensables jusqu\u2019\u00e0 ce jour mais qui doivent de nouveau devenir imaginables.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR-CH\">Katja Gentinetta exhorte \u00e0 examiner fondamentalement l\u2019extension d\u2019un concept, comme les \u00abSemaines de la s\u00e9curit\u00e9 dans les \u00e9coles\u00bb, dans le but d\u2019int\u00e9grer d\u2019autres cercles de la population. Une telle mesure aussi pourra renforcer la prise de conscience de la menace dans la population. Et en lieu et place d\u2019utiliser des anglicismes, on pourrait comprendre la notion de Conf\u00e9d\u00e9ration comme \u00abF\u00e9d\u00e9ration pour la s\u00e9curit\u00e9\u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR-CH\">Michaela Sch\u00e4rer insiste sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019\u00e9tendre l\u2019actuel syst\u00e8me int\u00e9gr\u00e9 de protection de la population pour en faire un \u00absyst\u00e8me int\u00e9gr\u00e9 national\u00bb, dans lequel tous les acteurs joueront un r\u00f4le.<\/span><\/p>\n<p><span lang=\"FR-CH\">Markus M\u00e4der, enfin, pense que la mani\u00e8re dont la Suisse est organis\u00e9e aujourd\u2019hui sur le plan de la politique de s\u00e9curit\u00e9 ne suffit plus. La capacit\u00e9 de d\u00e9fense doit \u00eatre renforc\u00e9e non seulement \u00e0 travers l\u2019arm\u00e9e, mais aussi \u00e0 travers le R\u00e9seau national de s\u00e9curit\u00e9 et des partenariats internationaux.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alexander Krethlow, qui anime la discussion, rappelle tout d\u2019abord que la CG MPS observe traditionnellement ce qui se passe au-del\u00e0 des fronti\u00e8res, avec pour objectif de constater comment nos voisins empoignent les probl\u00e8mes inh\u00e9rents \u00e0 la politique de s\u00e9curit\u00e9. L\u2019Allemagne, par exemple, continue d\u2019appliquer le principe de la \u00abd\u00e9fense g\u00e9n\u00e9rale\u00bb. 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